dimanche 16 octobre 2011
La cerise sur le Gato ?
C'est le premier disque de Don Cherry en leader, sans Ornette, donc...
Et il se trouve qu'il est tombé sur Gato Barbieri à Rome et en est resté baba !
(Je sais, je sais, c'est facile, mais c'est pas une raison pour ne pas la faire !)
Voilà donc une merveille d'album, datant de 1965, justement intitulé "Complete Communion".
La même année, ils remettront ça, avec Barbieri en leader, pour l'album "Togetherness", qui est très recommandable lui aussi, malgré son titre en forme de slogan pour la primaire socialiste !
mardi 26 juillet 2011
Gratte, gratte...
J'ai commencé par l'intégrale Gabor Szabo, puis une bonne quinzaine d'album de Grant Green.
Prochaine étape : Wes !
mercredi 29 juin 2011
En quartet, on se sent moins seul !
"Solo Quartet", drôle de titre non ?
Solo ou quartet ? Les deux en fait, mais pas en même temps, bien sûr !
Comprendre : Solo / Quartet
Première face : Bobby Hutcherson en solo... avec lui-même. En overdubbing évidemment, ce qui lui permet de jouer de plusieurs instruments à maillets simultanément.
Cette première face est une merveille qui justifie à elle-seule l'achat de ce disque.
Deuxième face, pourtant pas en reste, jugez-en : Hutcherson en quartet avec McCoy Tyner, Billy Higgins et Herbie Lewis.
Bref, un disque que je recommande chaudement, malgré une date d'enregistrement qui a tendance à me rebuter : 1982. Comme quoi...
mardi 21 juin 2011
L'Afrique : un sujet pas mal gâché...
Habituellement, quand un musicien choisit une initiale pour son nom ou son prénom, c'est parce qu'il est trop long et imprononçable par les pauvres petites bouches occidentales. Je pense, bien sûr à Bojan Z, L Subramaniam, Dominique A (ah... euh... là, non, c'est pas la même raison...).
Dans le cas qui nous intéresse, D'Gary, je ne vois pas l'intérêt du pseudo puisqu'il s'appelle Ernest.
Bon, Ernest Randrianasolo, quand même, mais on a vu pire ! Surtout à Madagascar !
En plus, pour un guitariste, un nom qui se termine en solo, c'est parfait, non ?
Et puis D'Gary, avec un imbécile comme moi, ça se termine vite en D'Garni, ou pire, en D'Guerpi !
Bon, okay, c'est moi qui devrait déguerpir. Franchement, commencer ainsi un article pour le rendez-vous saisonnier du Z-Band, c'est assez lamentable !
Mettez vous à ma place aussi ! D'Gary a beau être un guitariste considérable, on ne trouve pas grand chose sur lui sur internet. Tapez "Gary" et "guitariste" et vous tomberez sur Gary Moore, qui ne mérite pas tant de considération. Quant à sa discographie, elle se résume en trois disques en 96, 97 et 2002.
C'est en empruntant ce dernier (Akata Meso) à la discothèque de prêt que je suis tombé sur lui et sur le cul. Depuis j'ai repris mon équilibre, et un café, et je vous balance un premier extrait : le premier de cet album, et le premier que j'ai donc entendu de lui :
Pas mal non ? Bon je sais, maintenant vous vous dites : "Il est bien gentil Bill avec ses jeux de mots foireux et ses zeugmas, mais quand est-ce qu'il nous parle sérieusement de son inconnu de guitariste malgache ?"
Ah ! C'est là que ça se gâte... Ben voilà, j'ai pas envie d'être sérieux. Et, chez moi, ça ne se commande pas !
Alors, tout ce qu'il y a à savoir est là, si le coeur vous en dit.
Quant à moi, je préfère écouter un autre extrait, et le voir jouer, cette fois :
Attention, vous marchez sur votre langue !
Pour terminer, si vous voulez en écouter davantage, et notamment l'un de ses fameux morceaux à la guitare électrique saturée, c'est ici.
N'oubliez pas non plus d'aller consulter les autres notes du Z-Band sur ce vaste thème : l'Afrique.
Maître Chronique: Coltrane "Africa brass"
Jazzques: Une interview d'Oran Etkin
Ptilou’s Blog: Ballaké Sissoko & Vincent Ségal
Flux Jazz: Bobby Few "Beautiful Africa"
jazzOcentre: Romano/Sclavis/Texier
lundi 13 juin 2011
Folk en liberté
Leur deuxième album est sorti cette année et, attendus au tournant comme ils étaient, on peut dire qu'ils ont bien négocié la transition. loin de reproduire la recette du premier, mais sans lui tourner le dos non plus, ils ont opté pour des arrangements aventureux, poussant même jusqu'à intégrer un éclat de free jazz (relativement sage tout de même) dans ce morceau (à partir de 6'24), ce qui n'est pas sans rappeler le précédent de l'unique album culte de Linda Perhacs, "Parallelograms" (1970), chroniqué par moi-même ici.
Pour la comparaison, j'ajoute le fameux modèle, dont la partie free est bien plus développée :
samedi 11 juin 2011
Gabor, bien sôr !
Afin de le faire vivre en attendant d'y revenir plus sérieusement, je vais quand même poster quelques vidéos de temps en temps.
Vous avez donc des chances d'y voir quelques-uns de mes favoris, comme celui-ci :
samedi 28 mai 2011
In memoriam Gil Scott Heron
Une seule consolation : lui le contestataire, le pourfendeur de Reagan, est mort sous Obama...
lundi 27 décembre 2010
Faire fondre la neige : l'entreprise du Captain Kirk

Le disque que j'ai retenu est sur la liste noire de toutes les organisations écologistes de la planète. Il est interdit au nord du cercle polaire arctique et au sud du cercle polaire antarctique car il a un effet dévastateur sur la couche de glace de ces régions. La dernière fois qu'un Inuït l'a écouté, un iceberg aussi grand que la Sardaigne s'est détaché de la banquise et a coulé le navire de croisière où notre président prenait des vacances bien méritées avec Carla. Ils ont, bien sûr, depuis été remplacés par des sosies, et notre pauvre esquimau reconduit à la frontière du Danemark.
Ce disque pourrait être facile à classer. Sachant qu'il s'agit d'un grand saxophoniste de jazz se mettant au R'n'B, on pourrait penser à un disque de la CTI, produit par Creed Taylor.
PAS DU TOUT !!!
Quand Rahsaan Roland Kirk fait du R'n'B, il ne se contente pas d'arrangements smooth jazz des grands noms du genre. Il les explose, les atomise, les ridiculise !
L'original de What's goin' on de Marvin Gaye, par exemple, ressemble à un filet d'eau tiède, par comparaison à la version volcanique de Rah.
On démarre assez tranquille, avec la reprise du tube de Bill Withers, dont j'ai oublié le titre exact, un truc du genre "Y a pas de Sunshine quand t'es gone". Sans surprise ? Que nenni ! Tout le monde connait la technique, inventée par Kirk du chanté dans la flûte, popularisée ensuite par Ian Anderson, avec Jethro Tull ; eh bien, là, Rahsaan ne se contente pas de fredonner dans la flûte, il chante carrément les paroles de la chanson !
Après cette mise en bouche, la température monte pour ne plus redescendre. J'ai renoncé à l'idée de mettre en écoute la playlist deezer : écouter 30 secondes de chaque morceau c'est louper l'essentiel.
L'essentiel, c'est les solos ravageurs et ravagés, en souffle continu, qui rappellent à ceux qui l'auraient oublié ou ignoré que Kirk est le saxophoniste le plus extraordinaire qui ait existé, si l'on excepte, comme il le faisait lui-même, Coltrane.
J'ai, quand même, trouvé sur ce qui reste de Jiwa, ce morceau, "One nation", qui envoie du pâté, que dis-je, du foie gras, jusqu'en haut de l'Etna !
Voici ce que mes collègues du Z-Band ont déjà publié, la semaine dernière, avec cet effet notable : il y a déjà beaucoup moins de neige !
* Belette et Jazz : PJ Harvey & Bjork, Rudess & Petrucci et Marvin Pontiac
* Jazz à Paris : "Dolphy, Varese, Coltrane, Stockhausen" de Frédéric Maintenant, et "Out To Lunch" de Dolphy
* JazzOcentre : Ursus Minor, funk la neige
* Jazz Frisson : Manon, viens danser le ska !
* Jazzques : Carlos Villoslada
* Maître Chronique : Festen, une fête pour la neige
* Ptilou's blog : Benzine & Soo Bin Park
* Jazz, chroniques & coups de coeur : Cordula Hamacher
