mercredi 12 décembre 2012

Shankar nous est ravi !

Les hommages à l'immense musicien pleuvent sur internet. On nous rappelle son influence sur nombre de musiciens, à commencer par Coltrane (qui appela d'ailleurs son fils Ravi), George Harrison, Philip Glass...

Il est incontournable, pour moi de mettre cette "video" (malheureusement incomplète) du fabuleux "India" de Trane, accompagné par Dolphy :




Mais je tenais aussi à ajouter ceci : "Ravi" de Gabor Szabo, tiré de l'album "Jazz Raga" dont le nom est suffisamment parlant. (Quant à la video proposée avec le morceau, eh bien... on fera avec !)

jeudi 15 novembre 2012

Y a comme un goût de miel ! (7)

Terminons la série par la version la plus insolite : Phil Woods avec quatre musiciens grecs, morceau tiré d'un disque intitulé "Greek Cooking", lui-même particulièrement insolite dans la discographie du grand saxophoniste !


mercredi 14 novembre 2012

Y a comme un goût de miel ! (6)

Une version de saxophoniste soul, soit l'exacte opposée de celle de Paul Desmond,
Stanley Turrentine (arrangements d'oliver Nelson) :

mardi 13 novembre 2012

Y a comme un goût de miel ! (5)

Changeons de niveau, voulez-vous ?

Voici une version beaucoup plus jazz et inventive (plus de notes et moins de miel...)


lundi 12 novembre 2012

samedi 10 novembre 2012

vendredi 9 novembre 2012

Y'a comme un goût de miel ! (1)

Les Beatles ont fourni au jazz une bonne quantité de standards.
Ils ont aussi fait quelques reprises assez marquantes pour qu'on les croit écrites par Lennon/McCartney.

C'est le cas de "A Taste Of Honey", composée, en fait, par Bobby Scott, comme thème principal d'une pièce de théâtre.

Commençons une petite série sur "A taste of Honey" par l'immense Sarah Vaughan:




samedi 3 novembre 2012

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Verlaine ne sait pas pourquoi il pleure. Moi je sais !
Terry Callier s'en est allé.
La pluie n'est plus si occasionnelle ...


mercredi 24 octobre 2012

Wolfgang Amadeus Drake

Quand on qualifie un artiste du titre de "Mozart de...", on distingue quelqu'un qui, sans être forcément novateur, est tellement au dessus de la mêlée qu'on a du mal à trouver les mots pour dire notre admiration.

Les critères sont, principalement, une absolue perfection sous l'apparence d'une grande facilité, et une beauté à couper le souffle, à faire frissonner l'échine, voire à faire couler les larmes (pour les plus sensibles).

Ce sont des artistes qui nous accompagnent toute notre vie, car il est impossible de s'en lasser, dont la découverte est un choc immédiat (il y a un avant et un après).

Pour moi, par exemple :

- Thelonious Monk (Mozart du jazz)

- Les Beatles (Mozarts de la pop)

- Nick drake (Mozart du folk)

Si j'écris cette note aujourd'hui, c'est à cause de ce  dernier. A cause de cette chanson, notamment, "The thoughts of Mary Jane", celle que je préfère au monde, sans hésitation aucune.
Demandez moi mon disque préféré, mon livre préféré, mon tableau préféré, je serais incapable de répondre.
Mais cette chanson...
Il en existe deux versions : celle de l'album "Five leaves left", et celle, moins connue mais encore plus belle tirée du disque d'inédits "Time of no reply".
Quelqu'un a récemment eu la bonne idée de la mettre sur youtube.
Je vous la livre et me l'écoute encore, pour la 100 000 ème fois :


dimanche 21 octobre 2012

Zorneries

L'un des nombreux enregistrements de 2012 de John Zorn s'intéresse à Rimbaud.
La musique est totalement free et les titres seuls évoquent les poèmes.
Le dernier, cependant, sort du lot, puisqu'il fait entendre le poème "Conneries", hurlé et craché, tant et si bien qu'on se prend à douter : suis-je en train d'écouter Stallone dans "Rimbaud" ?

dimanche 16 septembre 2012

Bossa Nova Bacchanal

Quand Charlie Rouse s'intéresse à la Bossa Nova, il reste un jazz man et, loin de surfer sur la vague, que dis-je, la déferlante commerciale, il continue à jouer du jazz.
Ceci n'est donc pas un disque de stricte Bossa-nova, comme ceux de Stan Getz, par exemple.
On y trouve toutes sortes d'apports latino-américains. Du Brésil, certes, mais aussi de Cuba ou de la Martinique.
Et tout ça joué par un saxophoniste qu'on a longtemps maintenu dans l'ombre de Monk.
Combien de personnes  se sont demandées comment Monk, après avoir embauché Coltrane, Rollins, voire griffin, avait pu se "contenter" de Rouse au sax, et ce pendant plus de 10 ans ?
Curieusement, maintenant on ne se pose plus la question tellement c'est évident : ce style direct, épuré, sans virtuosité gratuite, se mariait parfaitement à la musique de Monk.
Il est encore temps de découvrir les disques enregistrés par Rouse après la mort de Monk, et celui-ci est un bon point de départ.

"Meci Bon Dieu" :

dimanche 2 septembre 2012

L'écho, l'est pas fini


La période de l'année qui va débuter me demande une bonne doze de zénitude.
Une zénitude de tous les zinstants...
Cette zikr est parfaite pour me mettre dans l'ambianze.

Elle est tirée de "Echoes From Africa" (1979), un album en duo piano-basse d'Abdullah Ibrahim et johnny Dyani, les deux chantant sur certains morceaux.
L'ensemble du disque est méditatif à souhait et je le recommande chaudement.

lundi 16 juillet 2012

T'as d'belles eaux, tu sais !

Non, non, ce n'est pas une déclaration d'amour à la rade de Brest !

C'est de la Seine dont il s'agit.
En 1937 est organisée à Paris une exposition "des arts et techniques appliqués à la vie moderne".
Le pan musical de cette exposition présente des "fêtes de la lumières", en nocturne sur la Seine, alliant jets d'eau, spectacle pyrotechnique et musique (diffusée par des hauts parleur).
De nombreux compositeurs français ont composé pour cette occasion.
Poulenc y a présenté deux marches et un intermède, mais la seule oeuvre marquante est celle d'Olivier Messiaen : "Fête des belles eaux" pour six ondes Martenot".
Pourquoi six ? Tout simplement : cet instrument (ancêtre du synthétiseur) ne peut jouer qu'une note à la fois, il en fallait donc plusieurs pour créer des accords et des contrepoints.
Détachée de son pendant visuel spectaculaire, cette musique garde son autonomie, elle incite à la méditation et à la rêverie. Je lui trouve, quant à moi, un côté apaisant et reposant après le bruit et la foule des "Tonnerres de Brest".

vendredi 13 juillet 2012

Les affaires reprennent

Après une longue absence sur ce blog, je m'y remets, promis ! Commençons par une fine allusion à la météo :
Oh temps pourri ! Oh...