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mercredi 16 avril 2008
Une bonne paire de choses faites
Voilà, le transfert des notes de mysterioadagio et mysteriorock est terminé. Certaines notes ont été ajoutées à leurs dates d'origine et d'autres aux dates courantes, n'hésitez pas à fouiller !
Comme petite récréation, voici une vidéo de McCoy Tyner jouant "African Village" avec son vieux complice Bobby Hutcherson au festical "Jazz à Vienne", en 2002. Rappelons que ces deux "vieux" qui s'éclatent comme des petits fous avaient alors respectivement 66 et 63 ans... Quant au solo de contrebasse du jeune Charnett Moffett (né l'année de la mort de Trane, il a l'âge d'être le fils de l'un ou l'autre) il est tout simplement époustouflant, même Bobby en reste ébahi !
dimanche 25 novembre 2007
Enjoy McCoy
En 1972, cinq ans après la mort de Coltrane, McCoy Tyner lui consacre un disque solo, "Echoes of a friend", qui est une pure merveille. L'un des plus beaux albums de piano solo que je connaisse. La musique est d'une densité incroyable : des basses profondes et enveloppantes, entourées d'arabesques cristallines. C'est un torrent, que dis-je ! un fleuve, une cataracte ! Cette musique n'est pas raisonnable, elle charrie bien trop d'émotion pour que je puisse garder mon calme ! Surtout n'écoutez pas ce disque avant de vous coucher : c'est nuit blanche assurée.A condition de ne pas avoir la sensibilité d'un tatou atrophié, tous les morceaux sont susceptibles de vous mettre les nerfs en pelote, à commencer par le premier, que voici : Naima.
mardi 25 septembre 2007
Ooooooooommm...

Quand Alice Coltrane enregistre avec McCoy Tyner en 1970, que se passe-t-il ? Ils se foutent sur la gueule ? C'est un peu comme si Mc Cartney enregistrait avec Yoko Ono, non ?
Pas du tout, c'est tout le contraire ! Alice admire McCoy, il est même sa principale influence ; quant à McCoy, il n'a pas de raison d'en vouloir à Alice de l'avoir remplacé dans le quartette de Trane, puisqu'il a quitté le quartette de son propre chef. Il faut donc se réjouir de cette rencontre, d'autant plus que la dame à la harpe n'apparaît pas souvent comme accompagnatrice (on la retrouve aussi avec bonheur en duo avec Joe Henderson en 1973 sur "The elements").
Ajoutez au jeu modal, donc oriental de Tyner, la spiritualité d'Alice Coltrane et la touche aérienne et cristalline de la harpe et vous obtenez un disque qui sonne comme un sommet du bhoudisme zen.
Et ce n'est pas tout ! Les autres musiciens sont plus qu'à la hauteur de l'événement puisqu'il s'agit de rien de moins que Wayne Shorter, Gary Bartz (son successeur chez Miles), Ron Carter et Elvin Jones !
L'album s'appelle "Extensions" et il serait aussi vain de le distinguer des autres enregistrements de la même époque de McCoy, que de faire des comparaisons entre les différents sommets de l'Himalaya. Qu'on se le dise : tout est génial dans sa discographie !
Voici un extrait de cet album, aux titres tous composés par Tyner : "His blessings".
Les bénédictions de qui ? De JC bien sûr !
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