mercredi 27 août 2008

J'ai trouvé le Graal !

Comment ? Mais non, je n'exagère pas ! Bon, il est possible que seuls les amateurs de flûte me comprennent ! Pensez-y... désespéré que les plus grands flûtistes de jazz, tous multi-instrumentistes n'aient pas eu l'idée, ou l'envie de sortir un album uniquement consacré à la flûte, vous avez dû vous rabattre sur un musicien ayant autant de conscience artistique que Herbie Mann ! Eh bien, c'est terminé le boulevard, rauss Mann ! Passons au grand répertoire !
Euh... ne vous emballez pas quand-même, j'ai dit que j'avais trouvé le Graal parce qu'il est vraiment rare : absent du dictionnaire du jazz de chez Lafont, absent de Wikipedia, quasi-inexistant sur allmusic (son nom, la liste des albums, mais aucun texte...), alors chez les disquaires...

Lloyd McNeil, car c'était lui, est à peu de choses près l'exact contraire de Herbie Mann. C'est un artiste complet, pour ne pas dire total : il est compositeur, arrangeur, flûtiste donc, mais aussi peintre et poète et, n'ayant pas la moindre attirance pour le bling-bling, il a préféré enseigner plutôt que de se faire du fric. Il a heureusement trouvé le temps de composer et enregistrer six albums de rêve en dix ans.

Je vous en donne un extrait, car vous avez peu de chance d'en trouver sur le net et, allez tiens, pour le même prix je vous en mets deux ! Tirés du premier album, Asha (1969), un morceau lent, "St Margaret's Church" et un morceau plus enlevé, "Dig where dat's at !". Faites gaffe, quand même, tout est du même niveau et on en devient vite accro !