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mardi 26 juillet 2011

Gratte, gratte...

Pour moi, cet été, ce sera guitare, guitare et encore guitare.
J'ai commencé par l'intégrale Gabor Szabo, puis une bonne quinzaine d'album de Grant Green.
Prochaine étape : Wes !

mercredi 13 mai 2009

Brazil (4)

Encore une version de guitariste ?
Grant Green dans "The Latin Bit", en 1962 :

dimanche 1 mars 2009

Commercial ?...Peut-être, mais Grant !

La critique jazz a beaucoup reproché à certains artistes de Blue Note de s'écarter du hard bop et du soul jazz au début des années 70, et de mettre trop de r'n'b ou de pop dans leur mixture. Il est vrai que c'était pour eux un moyen de vendre plus de disques et d'arrondir leur fin de mois. Mais on passe sous silence le plaisir qu'ils ont pu avoir à jouer ces morceaux aux thèmes accrocheurs, que l'on aime toujours fredonner. N'oublions pas non plus qu'en jazz, le thème n'est pas l'essentiel, il n'est que le point de départ de l'improvisation et donc de la création.
Le disque "Visions" (1971), de Grant Green, a fait partie de cette production méprisée et, avec le recul, on se rend compte qu'il est très agréable à écouter. Il y a quelques années, j'aurais moi même rejeté un disque qui comporte dans sa liste de titres "Mozart's Symphony #40 in G minor" ! Mais après tout, ce n'est pas plus bête d'improviser à partir de ce thème qu'à partir de n'importe quel thème, tout aussi connu, de Gershwin, c'est juste moins courant.
Un petit aperçu video (sans images) de ce disque, que je recommande, bien qu'il soit pratiquement introuvable : le superbe "Maybe tomorrow".

dimanche 9 mars 2008

Le géant vert

Grant Green appartient au club fermé des guitaristes dont le son est immédiatement reconnaissable, un son dur, avec peu de vibrato, ce qui ne l'empêche pas de faire preuve de beaucoup de finesse, surtout dans les morceaux de blues.
Green est un musicien qui fut très sous-estimé à son époque, on lui préféra Wes Montgomery d'abord, George Benson ensuite. La postérité a remis les choses à leur place, et on reconnait maintenant qu'il jouait dans la cour des grands. Pour ma part, je le préfère à Benson en tout cas.
Pour la petite histoire, c'est le saxophoniste Lou Donaldson qui a découvert Grant Green alors qu'il jouait dans un club, et qui l'a présenté à Alfred Lion, le patron de Blue Note ; celui-ci fut si impressionné qu'il le fit enregistrer directement en leader, contrairement à son habitude de faire tourner ses découvertes comme accompagnateurs, pour les tester. Green est resté chez Blue Note jusqu'à la fin des années 60, pendant lesquelles il a enregistré d'excellents disques de soul jazz, dont deux avec la rythmique du quartet de Coltrane. On trouve ainsi sur le magnifique "Matador" (1964) une superbe version de "My favorite things" dans la version arrangée par Coltrane, avec McCoy Tyner et Elvin Jones comme accompagnateurs ! Je recommande aussi "The latin bit" (1962) dont le nom est suffisamment évocateur, et "Feelin' the spirit" (1962 aussi), sur des gospels uniquement, avec Herbie Hancock, ce qui ne gâte rien ; c'est de ce disque qu'est tiré le morceaux que je mets en écoute, "Go down Moses". Ecoutez cette finesse...

samedi 8 mars 2008

Mettons-nous au vert

En attendant de parler plus longuement de Grant Green, voici un aperçu en vidéo de son style. Les vidéos de Green sont malheureusement rares, et celle-ci n'est qu'un extrait de concert avec Barney Kessel et Kenny Burrel, que je trouve moyennement intéressants et qui n'ont pas la Grant classe !