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dimanche 16 octobre 2011

La cerise sur le Gato ?

Plutôt le contraire, en fait !
C'est le premier disque de Don Cherry en leader, sans Ornette, donc...
Et il se trouve qu'il est tombé sur Gato Barbieri à Rome et en est resté baba !
(Je sais, je sais, c'est facile, mais c'est pas une raison pour ne pas la faire !)
Voilà donc une merveille d'album, datant de 1965, justement intitulé "Complete Communion".
La même année, ils remettront ça, avec Barbieri en leader, pour l'album "Togetherness", qui est très recommandable lui aussi, malgré son titre en forme de slogan pour la primaire socialiste !

dimanche 4 octobre 2009

Tiers monde underground


Il est des chefs-d'oeuvre qui restent malheureusement cachés. C'est le cas de celui-ci, qui est quasiment inconnu, même des amateurs éclairés de ses protagonistes : Dollar Brand , Carlos Ward et Don Cherry.
Pour le trouver référencé, il faut tomber sur une discographie très pointue de Dollar Brand. Rien que pour en trouver une image sur le web c'est difficile, comme en témoigne la pauvre qualité ce cette photo.

Les circonstances de cet enregistrement sont vaguement connues : apparemment Brand et Ward, qui jouaient ensemble depuis quelques temps, sont tombés sur Don Cherry à Copenhague et ont enregistré cette session en public : deux longs morceaux, en fait deux medleys de titres de Brand, bien que le premier soit intitulé "Don's Song".
Pas de bassiste, ni de batteur. Quand Cherry joue de la trompette, Ward fait les percussions, et inversement quand Ward est au saxo.

Ce qui rend ce disque fabuleux, c'est le côté hypnotique de la musique, dû principalement aux motifs rythmiques répétés au piano. L'ensemble est franchement trippant et cet extrait (le début du premier morceau, "Don's Song") vous en convaincra sûrement :









dimanche 18 janvier 2009

Ch'est rigolo !

Rendez-vous compte, en 1976, on pouvait voir ça à la télé en Italie : Don Cherry et une troupe de hippies attardés jouant une musique trippante et naïve à la fois ! Bon... c'était avant que les italiens aient la berlue !
A voir, c'est vrai que ça ferait plutôt rire, mais à écouter... ça n'a pas pris une ride. Moi en tout cas, je ne m'en lasse pas et j'y retourne, ça fait mal quand ça s'arrête (brusquement, d'ailleurs !). On s'étonne ensuite que j'ai du mal avec le jazz actuel et son son ( son son ça sonne sensass !) stéréotypé !

samedi 6 décembre 2008

Chine Chine Cherry


En 1968, Don Cherry entre dans sa période world et commence une série de magnifiques enregistrements par une suite intitulée "Eternal Rhythm". Pour moi, c'est le passage du Cherry un peu austère au Cherry envoûtant et fascinant, et j'ai déjà parlé de deux de ses meilleurs disques de cette période : "Mu" et "Brown Rice". Aujourd'hui, je vais m'intéresser à une autre suite : "Relativity Suite", datant de 1973.
Après sa participation aux deux premiers disques du Jazz Composer's Orchestra, le collectif mené par Carla Bley et Michael Mantler, Cherry se voit confier par ces derniers la responsabilité de l'opus suivant, qui sortira sous son nom, et auquel participeront la plupart des membres de ce fameux orchestre. On trouve donc, dans cette Relativity Suite, notamment Carla Bley au piano, Leroy Jenkins au violon, Dewey Redman, Carlos Ward, Charles Brackeen, et Frank Lowe aux saxes, Paul Motian et Ed Blackwell aux batteries et percussions, Charlie Haden à la basse, et d'autres encore, au violoncelle, cor d'harmonie, tuba, ching (instrument chinois genre koto), et j'en passe... la liste est longue ! Personnellement j'adore ces orchestrations fouillis, avec une multitude d'instruments.
Quant aux compositions, elles varient admirablement les ambiances : indienne, africaine et même... chinoise ! Pourtant, si la musique indienne se marie bien au jazz, la musique chinoise en est aussi éloignée que le chant grégorien l'est... du reggae, par exemple.
Vous en jugerez, justement en écoutant le morceau "The Queen of Tung Ting Lake"(ce morceau est malheureusement indisponible), que je fais quand même suivre du meilleur morceau de l'album : "Mali Doussn' Gouni".

mercredi 9 janvier 2008

Donne moi du riz Cherry


Beaucoup d'artistes free, après avoir intégré la world music à leurs compositions dans les années 60, ont fait le contraire dans les années 70 : intégrer le free à une musique à dominante world. C'est le cas de Pharoah Sanders, d'Alice Coltrane, de Gato Barbieri et aussi de Don Cherry, notamment sur ce formidable album datant de 1975.
Que les puristes et les étroits d'esprits se cachent la tête dans le sable, et que les amateurs de tous genres de musiques ouvrent grand leurs oreilles, ils seront servis, il y a de tout dans cet album : world, free, jazz électrique, funk, avec des instruments ou arrangements étonnants ( pédale wah-wah sur la basse acoustique de Charlie Haden, bongos électriques, voix chantant des paroles incompréhensibles...). Bref, ce riz brun est un régal de tous les instants, gorgez vous-en jusqu'à satiété, c'est excellent pour la santé et le moral.
En écoute : "Brown rice", groove baby !

samedi 6 octobre 2007

Ce qui m'a mu


Don Cherry est un artiste free. Il joue de toutes sortes d'instruments : de la trompette, bien sûr, mais aussi de la trompinette, du cornet, de la flûte de bois, du piano, du douss n'gouni (une harpe africaine à six cordes), des castagnettes, de l'accordéon diatonique, de la cornemuse... euh, excusez moi, je me suis un peu laissé emporter ! Même dans le choix des prénoms de ses enfants il est free : Eagle-Eye et Neneh ! Pourquoi pas Géronimo et Robert ? Il a commencé dans le quartette d'Ornette Coleman et c'est sur "Free jazz" que j'ai, pour la première fois entendu Don ; moi, du coup...secousse ! Cherry est la cerise sur le gâteau.
Sur l'album "Mu" paru en deux parties en 1969, Cherry joue de la trompette, de la flûte et du piano en duo avec Ed Blackwell à la batterie et, contrairement à ce qu'on pourrait penser, on ne s'ennuie pas une minute.
En voici un extrait :
P.S. Il semblerait que j'ai semé, bien malgré moi, quelques jeux de mots malencontreux. Tout ce que je peux espérer est qu'ils passent inaperçus...