Alors voilà, c'est une idée du Z-Band, collectif de blogueurs dont je m'honore de faire partie depuis peu : une vidéo de jazz évoquant l'été. Bon... comme c'est ma première contribution, c'est en tremblant un peu que je vous propose la petite merveille que voici :
Mais, mais... qu'est-ce que c'est que ça ? Aïe, aïe, aïe, la boulette ! Non, les gars, je vous jure, j'ai pas fait exprès, mon doigt a dérapé, je nettoyais ma souris et le clic est parti tout seul ! Qu'est-ce que c'est au fait ? George Duke... ben mon colon, il a mal tourné, moi qui ne l'ai connu que chez Zappa ! Enfin bon, pour le coup ça fait plutôt estival non ? ... Non, ça le fait pas ? Au moins c'est de la daube qui ne se prend pas la tête ! A choisir, ça vaut bien... Ohpopop, attention terrain glissant mon garçon, ne va pas te griller pour ta première participation, c'est déjà bien assez mal engagé !
Qu'est-ce que j'vais faire pour rattraper le coup ? Allez... j'ai ça sous la main depuis un moment, c'est bien du jazz, ça s'appelle Summertime (si c'est pas l'été alors, je veux bien passer tout l'hiver à écouter du... non j'le dirais pas !), c'est Keith Jarrett, encore occupé à bourrer son piano, Obsédé, va !
Prenez le temps d'aller voir les autres contributions (sûrement plus sérieuses, quoique...) du Z-Band à ce thème, la liste des liens est tout en bas à droite.
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dimanche 3 août 2008
mardi 1 avril 2008
L'art de faire dégorger le piano
Attention : classé X. Dans cette vidéo très chaude, Keith Jarrett fait littéralement l'amour avec son piano, et c'est pas romantique, c'est hard : coups de boutoirs, roulement d'épaule comme un coq à la parade (un coq, des épaules ? Licence poétique !), titillements des touches, principalement le sol (G bien sûr !). Le piano lui, il ne résiste pas, il se laisse aller, et pourtant c'est pas une valse ! Regardez bien, il me semble même qu'à la fin, quand tout revient au calme, il fume !
Chapeau... et serpillière !
Chapeau... et serpillière !
samedi 15 septembre 2007
Kiffe Keith, bourricot !

En ces temps perturbés, où le côté people des artistes a tendance à primer sur leurs créations, il devient difficile de garder de l'estime pour la diva capricieuse qu'est devenu Keith Jarrett. On savait déjà qu'il était difficile sur le choix des pianos et qu'il pouvait annuler un concert simplement parce que l'instrument mis à sa disposition ne lui convenait pas (à titre de comparaison, Monk jouait sur n'importe quel piano même désaccordé et ça sonnait comme du Monk). Ces derniers temps, l'attitude de keith face au public est devenue de plus en plus agressive, voire hystérique. Il ne supporte aucun bruit parasite (à part les cigales de Juan-Les-Pins), ce qui ne l'empêche pas de marmonner continuellement pendant qu'il joue, à la manière de Glenn Gould. Dernièrement, en concert en Allemagne, il aurait même incité les spectateurs à s'en prendre aux possesseurs de téléphones portables et d'appareils photos. Il lui arrive aussi d'arrêter son concert en plein milieu et de s'en aller. Voici une petite liste de ce qui l'agace :
- qu'un avion passe.
- qu'une mouche pète.
- que le polo du type au premier rang soit boutonné jusqu'en haut.
- qu'un spectateur japonais, bouleversé, se fasse hara-kiri pendant le concert.
- que les rangées de la salle ne soient pas bien parallèles.
- que l'avion qui était passé tout à l'heure s'écrase sur la scène.
Malgré tout il faut kiffer Keith. Il a introduit le lyrisme dans le piano. Dès ses débuts, dans le quartet de Charles Lloyd, il s'est fait remarquer pour ses improvisations denses et mélodiques. Le "Köln Concert" (1975) est l'un des plus beau disques que je connaisse avec ses vagues d'inspiration, qui montent en puissance, puis déferlent et vous submergent d'émotion. La "Survivor's Suite" (1976) est toute aussi belle, moins épurée mais plus jazz, et des moments mélancoliques à pleurer ! Je recommande aussi l'album "Expectations" (1972) dans lequel, en plus du quartet classique (Jarrett, Redman, Haden, Motian), on peut entendre le guitariste Sam brown et le percussionniste Airto Moreira. Tiré de cet album, voici "Sundance" :
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