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vendredi 12 septembre 2008

Comme une envie de chanter sur l'eau !

- Encore du Schubert ! Qu'est-ce qui ne va pas Bill ?
- Je ne sais pas, j'en avais besoin, c'est tout.
- Mais je croyais que tu avais arrêté !
- Oui... mais bon... on a parlé de Schubert au boulot ce matin et... j'ai eu envie d'en reprendre !
- Tu peux m'en parler, je suis ton parrain après-tout. Tu veux aller à une réunion ce soir ?
- Non, écoute... Je ne pense pas que ce soit nécessaire, j'ai juste écouté "Auf dem wasser zu singen", c'est pas comme si je m'étais enfilé le quintette en ut !
- C'est pas rien quand même ce lied ! Il te reste dans la tête, c'est dur de s'en défaire. Alors fais gaffe quand-même !
- Ok, c'est promis, demain je me remets au jazz et on n'en parle plus.

Découvrez Barbara Bonney!

mercredi 18 juin 2008

Bof, ça ou peindre des cailloux !


J'ai déjà parlé de ce superbe polar de Claude Miller : "Mortelle randonnée", avec Serrault et Adjani. La musique est de Carla Bley, avec en musique additionnelle le lied avec piano et clarinette "Der Hirt auf dem felsen" de Schubert. Il est maintenant temps de se l'écouter ce magnifique lied. Et pendant ce temps, intéressons-nous un peu à l'histoire racontée là.
Bon, j'ai cherché la traduction sur internet, mais je n'ai rien trouvé, alors il va falloir puiser dans ce qui me reste de l'allemand appris au collège et au lycée. Allons-y... C'est un peintre qui peint sur des cailloux. Il peint... des moutons. Des moutons ? Non... attendez ! C'est pas un peintre, c'est un pâtre, ce qui explique les moutons, et il EST sur un caillou, enfin... un rocher quoi, sûrement pour mieux surveiller ses moutons. Il regarde à gauche, y'a des moutons ; à droite, des moutons ; devant, des moutons ; derrière, il ne voit pas mais attendez... il se retourne... des moutons !
Tout à coup, y'a un mouton de droite qui commence à passer devant le rocher. Le pâtre s'interroge... il est bizarre ce mouton, pourquoi il fait ça ? Ah oui... pour aller de l'autre côté !
Au bout d'une heure ou deux, il voit une silhouette à l'horizon qui semble venir vers lui. C'est... l'homme du Picardie ? Non, c'est Pat, un collègue. Une ou deux heures plus tard, ils discutent gaiement :
- Tu sais ?
- Mmmh ?
- Ben...
- Mmmh ?
- J'sais pas...
- Quoi ?
- J'arrive pas à me faire à l'idée qu'on est jeudi !

mardi 18 décembre 2007

Joyeux noël de la part de Schubert et Klimt

Certes, il ne s'agit pas à proprement parler d'un chant de noël, mais au moment de penser à un chant sacré, c'est Schubert qui m'est venu à l'esprit. J'aurais pu céder à la facilité et vous balancer une vidéo de Pavarotti occupé à l'Avé Maria. Tt, tt... j'ai dit pas de tube ! Alors j'ai choisi une petite merveille méconnue : "Tantum ergo" D962. Si je ne m'abuse, docteur, "tantum ergo sacramentum" doit signifier quelque chose comme "prend ta canadienne et va à Sacramento".

mercredi 7 novembre 2007

Encore du Schubert... C'est plein de vitamines !

Finalement, j'ai trouvé sur You tube le fameux mouvement lent du quintette en ut. Malheureusement il est coupé en deux, mais pas n'importe comment quand même :

mardi 6 novembre 2007

Il fait chier ton Schubert !


C'est Depardieu qui crie ça à son fils dans "Trop belle pour toi" de Bertrand Blier. C'est un gag à répétition : il découvre Schubert au début parce que son fils en écoute, cette musique le chamboule et, petit à petit, il devient accro :
- "Tu veux du Schubert ?"
- "T'en as ?"
Moi aussi je suis accro à Schubert et je l'ai justement découvert par l'intermédiaire des musiques de films. Dans "Barry Lindon" de Kubrick on peut entendre des extraits du trio n°2 et, le plus beau : le mouvement lent du quintette en ut dans "Nocturne indien" d'Alain Corneau, un moment de grâce dans un film par ailleurs superbe de bout en bout. Ce quintette est le sommet de la musique de chambre, à égalité avec le Quatorzième quatuor de Beethoven ; malheureusement le mouvement lent est un peu long pour être écouté ici, et je me refuse à le couper, alors je me rabats sur quelque chose de plus court (et plus léger) : "Mélodie hongroise" D817, une mélodie qui a aussi été utilisée dans plusieurs films.