Affichage des articles dont le libellé est Max Roach. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Max Roach. Afficher tous les articles

vendredi 10 octobre 2008

Max Boom !

Dans les années 70, Max Roach a monté un groupe composé uniquement de percussionnistes : M'Boom. La première idée qu'on s'en fait ? Que des batteurs, ça doit être lourdingue comme musique... et chiant comme la pluie ! Fatale erreur, qui conduit à reculer le moment d'écouter ce pur chef d'oeuvre de finesse et de délicatesse. De la dentelle de Calais, voilà ce qu'est cette musique, hors du temps et indémodable. On n'y trouve, bien sûr, pas que de la batterie, mais des marimbas, xylophones, vibraphones, tympani, cloches et même une scie musicale ! Et on ne peut pas s'empêcher de rapprocher cette musique de celles de Steve Reich ou de Monndog, tout en reconnaissant que cet envoûtement est en fait d'origine africaine.
En écoute, une merveille parmi huit autres : "Onomatopoeia"

dimanche 5 octobre 2008

Prend ta Caravan...

Bon... cette note, en fait, c'est pour faire un essai de programmation. Alors, autant se faire plaisir ! Randy Weston et Max Roach en duo dans ce qui est sans doute le plus grand tube de l'histoire du jazz : "Caravan" de Duke Ellington.

Ok, bon... la caravane est partie mais well, you needn't...

dimanche 1 juin 2008

Un en deux, deux en un

En 1979, Max Roach s'associe avec Anthony Braxton pour un disque intitulé "One in two, two in one". Roach, qui sait ce que c'est qu'une révolution musicale puisqu'il a été au coeur de l'explosion bop depuis le tout début, s'est tout de suite intéressé au free. Ce n'est pas l'un de ces révolutionnaires qui s'embourgeoisent en vieillissant, pour finir par discourir sur la mort du jazz !
Pour en revenir à ce disque, ce n'est pas le premier duo entre un souffleur et un batteur. Coltrane est passé par là avec Rashied Ali. Mais ce disque est très différent de l'austère "Interstellar space", peut-être parce que Braxton joue de multiples instruments (saxophones alto, soprano et sopranino, clarinette et clarinette contrebasse, flûte) de même que Roach, qui utilise notamment des gongs et autres cloches. Don Cherry & Ed Blackwell les ont aussi précédés avec le magnifique "Mu", mais ils agrémentaient l'album d'éléments de world music que l'on ne trouvera pas ici : cet enregistrement, en public de surcroit, est totalement free et improvisé, tout en évitant d'être abscons ou ennuyeux, il est même passionnant de bout en bout. Il est composé de deux parties de plus d'une demi-heure chacune, curieusement intitulées Part I et Part II, ce qui laisse à penser que c'est Roach et non Braxton qui a choisi les titres.
Voici, pour donner envie, l'ouverture de la première partie de ce chef d'oeuvre :

Malheureusement, cette musique est devenue introuvable !
En attendant de la retrouver, voici les mêmes un an plus tôt.

mercredi 7 mai 2008

Abbey Roach

Avant de parler plus longuement d'Abbey Lincoln, voici un avant-goût de ce qui rend cette chanteuse si atypique et unique dans le jazz. C'est dans les années 60, avec son mari Max Roach, c'est dans une cage, ce sont des cris et des gémissements : c'est le triptyque de la "Freedom Now Suite", pierre angulaire du jazz protestataire et chef d'oeuvre intemporel.

dimanche 19 août 2007

Les trois batteurs


Au temps de la création du Be-bop ils étaient trois grands batteurs. L'un d'entre eux, Kenny Clarke, est resté peu connu du grand public car il a décidé de vivre à Paris ce qui l'a éloigné des forces vives du jazz. Les deux autres, Art Blakey et Max Roach sont devenus des géants du jazz, de véritables icones. Blakey (mort en 1990) est le plus connu du grand public pour avoir dirigé les Jazz Messengers après le départ du fondateur Horace Silver. Quant à Max Roach, il vient de mourir à 83 ans alors qu'on commençait à le croire immortel.
Comme à mon habitude, fidèle à ma profession de foi, je ne vais pas retracer sa carrière, d'autres l'ont déjà très bien fait. je vais même essayer de ne pas plaisanter parce que je l'aimais bien, Max, avec ses lunettes et sa bouille d'intellectuel.
Non, je vais plutôt choisir un morceau de la période de Max que je préfère : sa collaboration avec Clifford Brown, le prince et le modèle ultime des trompettistes de hard bop.
Voici donc "Cherokee" tiré de l'album "Study in Brown" (1955) : Un vrai cristal de Roach !