Certes, le fait que Jon Hendricks ait, à l'orthographe près, le prénom de Coltrane et le nom de Jimi aide à attirer l'attention sur lui. S'il s'était appelé Elton Collins, l'effet n'aurait pas été le même ! Quant à moi, je pense que ses initiales suffisent, à l'orthographe près encore une fois, à retenir que JH est un jénie hépoustouflant du jazz vocal. Le voici, illuminant de sa présence ce grand classique d'Art Blakey : "Moanin'". Et il n'y a vraiment pas de quoi gémir !
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jeudi 17 avril 2008
Cessons de gémir
Certes, le fait que Jon Hendricks ait, à l'orthographe près, le prénom de Coltrane et le nom de Jimi aide à attirer l'attention sur lui. S'il s'était appelé Elton Collins, l'effet n'aurait pas été le même ! Quant à moi, je pense que ses initiales suffisent, à l'orthographe près encore une fois, à retenir que JH est un jénie hépoustouflant du jazz vocal. Le voici, illuminant de sa présence ce grand classique d'Art Blakey : "Moanin'". Et il n'y a vraiment pas de quoi gémir !vendredi 14 mars 2008
Célébrons, il en restera toujours quelque chose
Pour ma centième note sur ce blog, il m'est difficile de parler de quelqu'un d'autre que Monk. Il est la pierre angulaire de mon goût pour le jazz, et je suis persuadé que, si dans 300 ans on ne connait plus qu'un artiste de jazz, ce sera lui.Parlons un peu de l'album "Underground", qui est l'un des premiers que j'ai acheté et l'avant-dernier enregistrement en studio de Monk.
On est en 1967 et Monk n'a (plus) rien d'un artiste underground, il connait un succès phénoménal depuis une dizaine d'années, enregistre pour la prestigieuse firme Columbia, et il a même eu sa photo en première page de Time Magazine ! Et pourtant, c'est son chant du cygne, son dernier enregistrement studio avec le quartet des années 60 (Rouse, Riley, Gales), ensuite il n'enregistrera plus qu'un album très décrié, en big band, arrangé par Oliver Nelson (j'y reviendrai), et entamera son déclin : 10 années noires, puis le silence total jusqu'à sa mort en 1982. Il faut dire que les gouts du public sont de plus en plus tourné vers la pop. Comble de l'ironie, ce disque, considéré donc comme le dernier chef d'oeuvre de Monk, se verra décerné une récompense aux Grammy Awards pour... sa pochette !
Le disque est évidemment superbe de bout en bout et se termine par une surprise, une nouvelle version de l'un de ses plus anciens titres, "In walked Bud", mis en paroles et chanté par le seul chanteur à la hauteur pour ce genre de morceau : Jon Hendriks. On se l'écoute ?
mercredi 12 mars 2008
J. Hendriks et sa modestie
Le problème avec la plupart des chanteurs de jazz, je veux bien dire les hommes, parce que ça n'est absolument pas vrai pour les chanteuses, c'est qu'avec leurs magnifiques voix chaudes et veloutées, on a l'impression qu'ils ne sont pas là principalement pour la musique mais plutôt, excusez ma vulgarité, je le dis comme je le pense... pour la baise ! Ils sont trop occupés par la séduction pour s'intéresser aux morceaux qu'ils interprètent et qui sont pour eux des faire-valoir.
Heureusement, il existe quelques chanteurs qui sont avant tout des musiciens. C'est bien sûr le cas de Louis Armstrong, mais je pense surtout à Jon Hendricks, dont malheureusement on trouve très peu de disques. John Hendricks s'est surtout fait connaître comme membre du trio vocal Lambert, Hendriks & Ross, mais c'est en solo qu'il est le plus passionnant (à vrai dire, je trouve les groupes vocaux plutôt ennuyeux). Hendriks n'a pas une voix à tomber par terre, mais il a une musicalité et une inventivité dans le scat qui transforment sa voix en véritable instrument soliste, d'autant plus qu'il n'occupe pas tout l'espace, il laisse aussi des solos à ses accompagnateurs. C'est d'ailleurs comme accompagnateur lui-même que je l'ai découvert, sur le fabuleux "Underground" de Monk, dont la pochette orne l'en-tête de mon blog, et sur lequel il chante "In walked Bud", sur des paroles de son cru. Il est aussi connu pour avoir chanté sur "Moanin'" avec Art Blakey & The Jazz Messengers. Lui, que je considère comme le plus grand chanteur de jazz, s'est souvent contenté de quelques apparitions éclairs sur les albums des autres.
Heureusement, il a quand-même enregistré quelques disques en leader, mais... accrochez-vous pour les trouver. Quant à moi, je n'en ai que deux, "Tell me the truth" et "Hendriks salud Gilberto" (les plus grands titres de Bossa, réécrits en anglais par Jon lui-même, qui vouait une admiration sans bornes à Joao Gilberto), et je donnerais ma douzaine d'albums de Sinatra pour un seul disque supplémentaire de Jon.
Au moment où j'écrit cette note, j'écoute "Tell me the truth" et je n'arrive pas à choisir un morceaux à mettre en écoute... Va pour "I bet you thought I'd never find you", mais plus tard j'y reviendrais, promis !
Heureusement, il existe quelques chanteurs qui sont avant tout des musiciens. C'est bien sûr le cas de Louis Armstrong, mais je pense surtout à Jon Hendricks, dont malheureusement on trouve très peu de disques. John Hendricks s'est surtout fait connaître comme membre du trio vocal Lambert, Hendriks & Ross, mais c'est en solo qu'il est le plus passionnant (à vrai dire, je trouve les groupes vocaux plutôt ennuyeux). Hendriks n'a pas une voix à tomber par terre, mais il a une musicalité et une inventivité dans le scat qui transforment sa voix en véritable instrument soliste, d'autant plus qu'il n'occupe pas tout l'espace, il laisse aussi des solos à ses accompagnateurs. C'est d'ailleurs comme accompagnateur lui-même que je l'ai découvert, sur le fabuleux "Underground" de Monk, dont la pochette orne l'en-tête de mon blog, et sur lequel il chante "In walked Bud", sur des paroles de son cru. Il est aussi connu pour avoir chanté sur "Moanin'" avec Art Blakey & The Jazz Messengers. Lui, que je considère comme le plus grand chanteur de jazz, s'est souvent contenté de quelques apparitions éclairs sur les albums des autres.
Heureusement, il a quand-même enregistré quelques disques en leader, mais... accrochez-vous pour les trouver. Quant à moi, je n'en ai que deux, "Tell me the truth" et "Hendriks salud Gilberto" (les plus grands titres de Bossa, réécrits en anglais par Jon lui-même, qui vouait une admiration sans bornes à Joao Gilberto), et je donnerais ma douzaine d'albums de Sinatra pour un seul disque supplémentaire de Jon.
Au moment où j'écrit cette note, j'écoute "Tell me the truth" et je n'arrive pas à choisir un morceaux à mettre en écoute... Va pour "I bet you thought I'd never find you", mais plus tard j'y reviendrais, promis !
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