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samedi 30 août 2008

Lloyd McNeil suite et fin

Eh oui, c'est déjà fini, il ne reste que trois albums de Lloyd McNeil et ce sont de pures merveilles comme les trois autres.
Qu'ont-ils de différent ?
Ils sont plus orientés World, parfois proche des ambiances de Gato Barbieri ou Pharoah Sanders, en plus léger et plus poétique, et surtout avec infiniment de classe et de finesse ! On y trouve Cecil McBee à la basse, le pianiste brésilien Dom Salvador et des percussionnistes comme Nana Vasconcelos ou Dom Um Romao.
Difficile d'en dire plus, étant donné le peu d'information dont on dispose (je n'ai même pas trouvé sa date de naissance et je ne sais pas s'il est encore en vie !)...Voici en tout cas les pochettes de "Treasures" (1975), "Tori" (1978) et "Elegia" (1979), et pour terminer, un superbe morceau (parmi d'autres) qui envoie du pâté : "Samba for the animals", tiré de "Elegia".




vendredi 29 août 2008

Asha fait du bien !

Je me rends bien compte que je n'en ais pas assez dit sur Lloyd McNeil. Voici donc quelques précisions supplémentaires.Pour commencer, voici la pochette du premier album, "Asha" dont vous avez déjà pu écouter deux extraits, ainsi que celle de l'album "Tanner Suite", sous-titré "Asha II". Ces deux pochettes ont étés dessinées par McNeil lui-même.

L'album "Tanner Suite" (1969) est une rareté à bien des égards. Pour commencer, il a été tiré à 1000 exemplaires seulement et a été composé spécialement pour une exposition au Smithsonian du peintre Henry Ossawa Tanner. De plus, il s'agit d'un cas rarissime, si ce n'est unique, dans le domaine du jazz, d'un duo flûte, basse. Le résultat est une pure merveille de finesse et de poésie qui doit autant à Debussy qu'à Coltrane.

Le troisième album, "Washington Suite"(1970), sous-titré "Asha III", contient lui aussi des éléments surprenants. Comme "Asha I", il s'agit d'un enregistrement en quartet mais, à la différence du premier opus, le pianiste Eugene Rush est au piano électrique, ce qui change énormément l'ambiance. Le plus surprenant est le morceau "Fountain in the circle" qui est présenté en deux arrangements très différents : l'un en duo flûte-piano, l'autre en quintet à vents !

En écoute, tiré de ce dernier album : "Home Rule".

Pour terminer, je précise que, si ces enregistrements se trouvent uniquement en vinyls, c'est parce qu'ils furent produits par Lloyd McNeil lui-même, qui tenait à contrôler l'ensemble du processus créatif. Nul doute que, s'ils étaient parus sous l'étiquette Blue Note, ils seraient plus connus et auraient étés réédités en CD. Faut-il s'en réjouir ou s'en désoler ? Je vous laisse juge... moi, j'y retourne !

mercredi 27 août 2008

J'ai trouvé le Graal !

Comment ? Mais non, je n'exagère pas ! Bon, il est possible que seuls les amateurs de flûte me comprennent ! Pensez-y... désespéré que les plus grands flûtistes de jazz, tous multi-instrumentistes n'aient pas eu l'idée, ou l'envie de sortir un album uniquement consacré à la flûte, vous avez dû vous rabattre sur un musicien ayant autant de conscience artistique que Herbie Mann ! Eh bien, c'est terminé le boulevard, rauss Mann ! Passons au grand répertoire !
Euh... ne vous emballez pas quand-même, j'ai dit que j'avais trouvé le Graal parce qu'il est vraiment rare : absent du dictionnaire du jazz de chez Lafont, absent de Wikipedia, quasi-inexistant sur allmusic (son nom, la liste des albums, mais aucun texte...), alors chez les disquaires...

Lloyd McNeil, car c'était lui, est à peu de choses près l'exact contraire de Herbie Mann. C'est un artiste complet, pour ne pas dire total : il est compositeur, arrangeur, flûtiste donc, mais aussi peintre et poète et, n'ayant pas la moindre attirance pour le bling-bling, il a préféré enseigner plutôt que de se faire du fric. Il a heureusement trouvé le temps de composer et enregistrer six albums de rêve en dix ans.

Je vous en donne un extrait, car vous avez peu de chance d'en trouver sur le net et, allez tiens, pour le même prix je vous en mets deux ! Tirés du premier album, Asha (1969), un morceau lent, "St Margaret's Church" et un morceau plus enlevé, "Dig where dat's at !". Faites gaffe, quand même, tout est du même niveau et on en devient vite accro !