C'est l'été, ça y est et... Ahhhh ! Nom de nom, c'est aussi l'échéance de publication pour le Z-Band, magnifique collectif de blogueurs passionnés de jazz et... fatigués, tiens !
Eh oui, pour l'instant, seulement trois publications, plus celle-ci qui sera la quatrième et dont l'auteur, à court d'inspiration, en est réduit à tourner autour du pot et tirer à la ligne pour masquer, bien maladroitement son manque de préparation et sa panique totale !
Qu'est-ce qu'on avait dit, déjà ? Une vidéo ? Rio ? Bon, attendez voir !
J'ai ça dans mes archives : Casuarina.
Les Casuarina sont des arbustes ou des arbres pouvant atteindre 35 mètres de haut à feuillage persistant.Le feuillage est formé des nombreux rameaux de fines brindilles vertes ou gris-vert portant de minuscules feuilles-écailles... attends ! non, c'est quoi, ça ? J'aurais du prévoir que ça ne suffirait pas un copier-coller de wikipedia !
Bon, deuxième essai !
Casuarina est un groupe de samba carioca qui a une particularité : il renouvelle le genre et met le feu à chaque concert ! Ils ont une patate ! On les mettrait à marquer des buts à la place de l'équipe de France !
Leur dernier disque vient de sortir (ils sont jeunes, c'est le troisième) et c'est un live, ce qui permet d'apprécier leur vitalité, qui rendrait euphorique une armée de Philippes Delerms ! (Vous avez remarqué le nombre de points d'exclamation dans cette note !! ?)
Une dernière remarque avant d'aller se coucher, exténué : l'un des membres du groupe est le fils du grand Lenine (Non, pas celui-là, l'autre, le grand, j'ai dit !), ce qui me permet d'en mettre encore un !
Quelques-uns de mes irréductibles collègues ont déjà publié ici :
Maître chronique
Ptilou
Jazz Frisson
lundi 21 juin 2010
dimanche 13 juin 2010
Autre chose que des binious
En musique celtique aussi on a de superbes musiciens. Quand je dis "on", je veux dire "nous les bretons", qui n'avons pas que des chapeaux ronds !
La musique celtique a des accointances avec le jazz, ne serait-ce que le goût pour l'improvisation. De nombreux musiciens traditionnels bretons ont enregistré, avec des musiciens de jazz, des disques de haute tenue.
Voici, par exemple, Soïg Sibéril, grand virtuose autodidacte, au style si reconnaissable. Il parait que c'est un grand spécialiste de l'accord ouvert. Je veux bien le croire, de toutes façons je n'y connais rien aux techniques guitaristiques.
En tout cas, il fait partie du top ten des guitaristes que j'écoute le plus souvent.
La musique celtique a des accointances avec le jazz, ne serait-ce que le goût pour l'improvisation. De nombreux musiciens traditionnels bretons ont enregistré, avec des musiciens de jazz, des disques de haute tenue.
Voici, par exemple, Soïg Sibéril, grand virtuose autodidacte, au style si reconnaissable. Il parait que c'est un grand spécialiste de l'accord ouvert. Je veux bien le croire, de toutes façons je n'y connais rien aux techniques guitaristiques.
En tout cas, il fait partie du top ten des guitaristes que j'écoute le plus souvent.
dimanche 6 juin 2010
L'arbre qui cache la forêt
On connait tous ce phénomène de l'arbre qui cache la forêt.
Le Boléro qui cache tout Ravel, Wagner que l'on déteste pour ce tout petit bout d'opéra qu'est la chevauchée des Walkyries, Sibélius étouffé sous sa valse triste, Saint-Saëns réduit à son carnaval des animaux.
Pour Berlioz, à mon avis, l'arbre c'est cette marche hongroise de la damnation de Faust. Vous ne voyez pas ? Mais si, rappelez vous, Louis de Funès en chef d'orchestre dans la grande vadrouille.
Voilà un film qui perpétue le cliché d'un Berlioz pompeux, grandiloquent, martial.
Martiale cette musique ? Forcément ! Il s'agit d'une marche militaire, tout de même !
Eh bien cette marche de cinq minutes, sensée évoquer le passage d'une troupe de soldats ne devrait pas être tout ce que l'on connait de la damnation de Faust ! En plus, elle est jouée comme si elle constituait l'ouverture de l'oeuvre, alors qu'elle n'arrive normalement qu'après deux morceaux chantés d'une grande finesse.
Pour exemple, voici ce que moi je retiens, entre autres merveilles, de la musique de Berlioz : "Le spectre de la rose", tiré des "Nuits d'été".
Le Boléro qui cache tout Ravel, Wagner que l'on déteste pour ce tout petit bout d'opéra qu'est la chevauchée des Walkyries, Sibélius étouffé sous sa valse triste, Saint-Saëns réduit à son carnaval des animaux.
Pour Berlioz, à mon avis, l'arbre c'est cette marche hongroise de la damnation de Faust. Vous ne voyez pas ? Mais si, rappelez vous, Louis de Funès en chef d'orchestre dans la grande vadrouille.
Voilà un film qui perpétue le cliché d'un Berlioz pompeux, grandiloquent, martial.
Martiale cette musique ? Forcément ! Il s'agit d'une marche militaire, tout de même !
Eh bien cette marche de cinq minutes, sensée évoquer le passage d'une troupe de soldats ne devrait pas être tout ce que l'on connait de la damnation de Faust ! En plus, elle est jouée comme si elle constituait l'ouverture de l'oeuvre, alors qu'elle n'arrive normalement qu'après deux morceaux chantés d'une grande finesse.
Pour exemple, voici ce que moi je retiens, entre autres merveilles, de la musique de Berlioz : "Le spectre de la rose", tiré des "Nuits d'été".
dimanche 30 mai 2010
Labylle en tête !
Le Collegium Orpheus, magnifique ensemble de musique baroque, s'est aventuré avec beaucoup de réussite dans la musique classique sur instruments anciens.
Comme me le disait son directeur Jean-Marc Labylle (qui se trouve être le professeur de flûte de ma fille), "quand on tourne trop longtemps dans la musique baroque, ça en devient étouffant", alors jouer Mozart, Haydn, et même Beethoven (hier soir), s'apparente à une ouverture d'esprit.
Pour l'auditeur aussi c'est une ouverture d'esprit. Entendre l'ouverture de Coriolan sur instruments anciens par un petit ensemble, ça change de perspective par rapport au Berliner Philarmoniker au complet !
Quant à la fantaisie pour piano, choeur et orchestre op.80 , jouée sur un pianoforte (par un excellent Cyril Huvé), elle gagne en vivacité ce qu'elle perd en brillance et elle vous touche d'une toute nouvelle façon. C'est comme si on l'entendait pour la première fois et le plaisir en est tout renouvelé.
Ce qui m'a frappé à chaque fois que j'ai assisté à un concert du Collegium Orpheus, c'est la complicité et l'extrême simplicité des rapports entre l'orchestre et son chef Jean-Marc Labylle. Cette complicité, qui tient à la personnalité hors norme de ce dernier, se retrouve aussi avec le public et permet une véritable communion.
Si vous avez l'occasion d'assister à l'un de leurs concerts, n'hésitez pas ! Quel que soit le programme, vous ne serez pas déçus.
Comme me le disait son directeur Jean-Marc Labylle (qui se trouve être le professeur de flûte de ma fille), "quand on tourne trop longtemps dans la musique baroque, ça en devient étouffant", alors jouer Mozart, Haydn, et même Beethoven (hier soir), s'apparente à une ouverture d'esprit.
Pour l'auditeur aussi c'est une ouverture d'esprit. Entendre l'ouverture de Coriolan sur instruments anciens par un petit ensemble, ça change de perspective par rapport au Berliner Philarmoniker au complet !
Quant à la fantaisie pour piano, choeur et orchestre op.80 , jouée sur un pianoforte (par un excellent Cyril Huvé), elle gagne en vivacité ce qu'elle perd en brillance et elle vous touche d'une toute nouvelle façon. C'est comme si on l'entendait pour la première fois et le plaisir en est tout renouvelé.
Ce qui m'a frappé à chaque fois que j'ai assisté à un concert du Collegium Orpheus, c'est la complicité et l'extrême simplicité des rapports entre l'orchestre et son chef Jean-Marc Labylle. Cette complicité, qui tient à la personnalité hors norme de ce dernier, se retrouve aussi avec le public et permet une véritable communion.
Si vous avez l'occasion d'assister à l'un de leurs concerts, n'hésitez pas ! Quel que soit le programme, vous ne serez pas déçus.
dimanche 23 mai 2010
Non, pas l'homme politique... L'autre David Axelrod
Musique classique ? Smooth Jazz ? Rock psychédélique ?
La musique de David Axelrod est un peu tout ça à la fois. Cela aurait pu donner une grosse daube, mais l'écueil a été évité, grâce à son formidable talent d'arrangeur.
Avant tout, Axelrod est un producteur de R'n'B et de Jazz. Il a beaucoup participé au succès de Cannonball Adderley et autres artistes dits de "crossover", c'est à dire mélangeant Jazz, R'n'B, Soul, Funk... dans les années 60.
On lui doit aussi l'ovni musical qu'est "Mass in F" des Electric Prunes. Faire jouer une messe psychédélique, finement arrangée, par des musiciens de Rock garage, il fallait oser !
Vers la fin des années 60 , il commence à sortir ses propres albums, dont les plus réussis sont "Song of Innocence" et "Song of Experience", d'après des recueils de poèmes de William Blake, et "Earth Rot", sorte de cantate psychédélique amenant à réfléchir sur la pollution que l'homme fait subir à la planète.
Ces disques ont beaucoup été samplés par les artistes de Hip-hop et ont relativement bien vieilli.
Un exemple, assez significatif du style : "The Fly", tiré de "Song of Experience".
La musique de David Axelrod est un peu tout ça à la fois. Cela aurait pu donner une grosse daube, mais l'écueil a été évité, grâce à son formidable talent d'arrangeur.
Avant tout, Axelrod est un producteur de R'n'B et de Jazz. Il a beaucoup participé au succès de Cannonball Adderley et autres artistes dits de "crossover", c'est à dire mélangeant Jazz, R'n'B, Soul, Funk... dans les années 60.
On lui doit aussi l'ovni musical qu'est "Mass in F" des Electric Prunes. Faire jouer une messe psychédélique, finement arrangée, par des musiciens de Rock garage, il fallait oser !
Vers la fin des années 60 , il commence à sortir ses propres albums, dont les plus réussis sont "Song of Innocence" et "Song of Experience", d'après des recueils de poèmes de William Blake, et "Earth Rot", sorte de cantate psychédélique amenant à réfléchir sur la pollution que l'homme fait subir à la planète.
Ces disques ont beaucoup été samplés par les artistes de Hip-hop et ont relativement bien vieilli.
Un exemple, assez significatif du style : "The Fly", tiré de "Song of Experience".
dimanche 16 mai 2010
Oupala, phou !
Je suis tombé sur cette video étonnante d'un jeune prodige indien jouant de la mandoline électrique. Il s'avère qu'il s'agit du grand maître, capté à ses débuts vers 13 ans, de cet instrument pourtant peu indien à l'origine (pourquoi pas aussi "le saxophone de l'Inde du sud", ou bien "l'accordéon carnatique", ou encore "la cornemuse indienne").
Cet artiste s'appelle U. Srinavas et il est relativement connu en occident, ayant enregistré notamment avec Peter Brooks, comme Nusrat Fateh Ali Khan avant lui, ce qui fait hurler les puristes (j'ai été puriste, moi aussi, et puis... j'ai muri !).
Je trouve cette musique fascinante. Si c'est votre cas, vous en reprendrez bien un peu !
Moi, en tout cas, je ne m'en lasse pas.
Au fait, que signifie ce U ? On a l'habitude avec les musiciens dont le nom ou le prénom est à rallonge d'utiliser une initiale. Je pense à L. Subramaniam (Lakshminarayana), à Bojan Z (Zulfikarpasic), à Dominique A (Ané)... euh, non, mauvais exemple pour le dernier, mais on comprend pourquoi l'initiale !
Eh bien le U, c'est pour Upalappu, d'où le titre de cette note.
dimanche 9 mai 2010
Cette randonnée n'en finit pas d'être mortelle !
Si, comme moi, vous êtes tombés amoureux de la musique de Carla Bley grâce à ce film cultissime qu'est "Mortelle Randonnée", vous apprécierez sans doute de vous réécouter "Musique Mécanique I", que Carla a utilisé pour la bande son du film.
Ce morceau est tiré du disque "Musique Mécanique" (1979), qui sonne comme un hommage à Nino Rota et à Kurt Weill.
Découvrir ce disque alors qu'on ne connait du jazz que son aspect main stream est un bouleversement. Ce n'est pas le limonaire qui simule l'orchestre, c'est le contraire.
Quoi ? Ce sont des musiciens de jazz qui jouent cette musique de fanfare ?
Eh oui ! Et pas des moindres : Michael Mantler, Roswell Rudd, Charlie Haden, Eugene Chadbourne, entre autres, élèvent l'orphéon au rang du grand art, subtil et décalé à souhait.
Cette vidéo ayant malheureusement été désactivée, je la remplace par "Reactionary Tango"
Ce morceau est tiré du disque "Musique Mécanique" (1979), qui sonne comme un hommage à Nino Rota et à Kurt Weill.
Découvrir ce disque alors qu'on ne connait du jazz que son aspect main stream est un bouleversement. Ce n'est pas le limonaire qui simule l'orchestre, c'est le contraire.
Quoi ? Ce sont des musiciens de jazz qui jouent cette musique de fanfare ?
Eh oui ! Et pas des moindres : Michael Mantler, Roswell Rudd, Charlie Haden, Eugene Chadbourne, entre autres, élèvent l'orphéon au rang du grand art, subtil et décalé à souhait.
Cette vidéo ayant malheureusement été désactivée, je la remplace par "Reactionary Tango"
dimanche 2 mai 2010
Flûte, flûte et reflûte
Je me rappelle avec émotion la première fois que j'ai entendu la sonate pour flûte de Poulenc, et j'envie ceux qui la découvriront.
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