Ceci est pour les quelques étourdis qui seraient passé à côté de l'événement folk de l'année 2008 : le premier album des Fleet Foxes, une pure merveille d'harmonies vocales à la Beach Boys, CSN&Y, ou encore Zombies.
Leur deuxième album est sorti cette année et, attendus au tournant comme ils étaient, on peut dire qu'ils ont bien négocié la transition. loin de reproduire la recette du premier, mais sans lui tourner le dos non plus, ils ont opté pour des arrangements aventureux, poussant même jusqu'à intégrer un éclat de free jazz (relativement sage tout de même) dans ce morceau (à partir de 6'24), ce qui n'est pas sans rappeler le précédent de l'unique album culte de Linda Perhacs, "Parallelograms" (1970), chroniqué par moi-même ici.
Pour la comparaison, j'ajoute le fameux modèle, dont la partie free est bien plus développée :
lundi 13 juin 2011
samedi 11 juin 2011
Gabor, bien sôr !
Je n'ai pas beaucoup de temps en ce moment pour écrire des textes pour ce blog.
Afin de le faire vivre en attendant d'y revenir plus sérieusement, je vais quand même poster quelques vidéos de temps en temps.
Vous avez donc des chances d'y voir quelques-uns de mes favoris, comme celui-ci :
Afin de le faire vivre en attendant d'y revenir plus sérieusement, je vais quand même poster quelques vidéos de temps en temps.
Vous avez donc des chances d'y voir quelques-uns de mes favoris, comme celui-ci :
samedi 28 mai 2011
In memoriam Gil Scott Heron
Si tôt, si tôt... 62 ans seulement !
Une seule consolation : lui le contestataire, le pourfendeur de Reagan, est mort sous Obama...
Une seule consolation : lui le contestataire, le pourfendeur de Reagan, est mort sous Obama...
lundi 27 décembre 2010
Faire fondre la neige : l'entreprise du Captain Kirk
Avec une semaine de retard sur mes collègues du Z-Band, je m'empare aujourd'hui du sujet retenu pour notre rendez-vous saisonnier : un disque pour faire fondre la neige.

Le disque que j'ai retenu est sur la liste noire de toutes les organisations écologistes de la planète. Il est interdit au nord du cercle polaire arctique et au sud du cercle polaire antarctique car il a un effet dévastateur sur la couche de glace de ces régions. La dernière fois qu'un Inuït l'a écouté, un iceberg aussi grand que la Sardaigne s'est détaché de la banquise et a coulé le navire de croisière où notre président prenait des vacances bien méritées avec Carla. Ils ont, bien sûr, depuis été remplacés par des sosies, et notre pauvre esquimau reconduit à la frontière du Danemark.
Ce disque pourrait être facile à classer. Sachant qu'il s'agit d'un grand saxophoniste de jazz se mettant au R'n'B, on pourrait penser à un disque de la CTI, produit par Creed Taylor.
PAS DU TOUT !!!
Quand Rahsaan Roland Kirk fait du R'n'B, il ne se contente pas d'arrangements smooth jazz des grands noms du genre. Il les explose, les atomise, les ridiculise !
L'original de What's goin' on de Marvin Gaye, par exemple, ressemble à un filet d'eau tiède, par comparaison à la version volcanique de Rah.
On démarre assez tranquille, avec la reprise du tube de Bill Withers, dont j'ai oublié le titre exact, un truc du genre "Y a pas de Sunshine quand t'es gone". Sans surprise ? Que nenni ! Tout le monde connait la technique, inventée par Kirk du chanté dans la flûte, popularisée ensuite par Ian Anderson, avec Jethro Tull ; eh bien, là, Rahsaan ne se contente pas de fredonner dans la flûte, il chante carrément les paroles de la chanson !
Après cette mise en bouche, la température monte pour ne plus redescendre. J'ai renoncé à l'idée de mettre en écoute la playlist deezer : écouter 30 secondes de chaque morceau c'est louper l'essentiel.
L'essentiel, c'est les solos ravageurs et ravagés, en souffle continu, qui rappellent à ceux qui l'auraient oublié ou ignoré que Kirk est le saxophoniste le plus extraordinaire qui ait existé, si l'on excepte, comme il le faisait lui-même, Coltrane.
J'ai, quand même trouvé ce morceau, "One nation", qui envoie du pâté, que dis-je, du foie gras, jusqu'en haut de l'Etna !
Voici ce que mes collègues du Z-Band ont déjà publié, la semaine dernière, avec cet effet notable : il y a déjà beaucoup moins de neige !
* Belette et Jazz : PJ Harvey & Bjork, Rudess & Petrucci et Marvin Pontiac
* Jazz à Paris : "Dolphy, Varese, Coltrane, Stockhausen" de Frédéric Maintenant, et "Out To Lunch" de Dolphy
* JazzOcentre : Ursus Minor, funk la neige
* Jazz Frisson : Manon, viens danser le ska !
* Jazzques : Carlos Villoslada
* Maître Chronique : Festen, une fête pour la neige
* Ptilou's blog : Benzine & Soo Bin Park
* Jazz, chroniques & coups de coeur : Cordula Hamacher

Le disque que j'ai retenu est sur la liste noire de toutes les organisations écologistes de la planète. Il est interdit au nord du cercle polaire arctique et au sud du cercle polaire antarctique car il a un effet dévastateur sur la couche de glace de ces régions. La dernière fois qu'un Inuït l'a écouté, un iceberg aussi grand que la Sardaigne s'est détaché de la banquise et a coulé le navire de croisière où notre président prenait des vacances bien méritées avec Carla. Ils ont, bien sûr, depuis été remplacés par des sosies, et notre pauvre esquimau reconduit à la frontière du Danemark.
Ce disque pourrait être facile à classer. Sachant qu'il s'agit d'un grand saxophoniste de jazz se mettant au R'n'B, on pourrait penser à un disque de la CTI, produit par Creed Taylor.
PAS DU TOUT !!!
Quand Rahsaan Roland Kirk fait du R'n'B, il ne se contente pas d'arrangements smooth jazz des grands noms du genre. Il les explose, les atomise, les ridiculise !
L'original de What's goin' on de Marvin Gaye, par exemple, ressemble à un filet d'eau tiède, par comparaison à la version volcanique de Rah.
On démarre assez tranquille, avec la reprise du tube de Bill Withers, dont j'ai oublié le titre exact, un truc du genre "Y a pas de Sunshine quand t'es gone". Sans surprise ? Que nenni ! Tout le monde connait la technique, inventée par Kirk du chanté dans la flûte, popularisée ensuite par Ian Anderson, avec Jethro Tull ; eh bien, là, Rahsaan ne se contente pas de fredonner dans la flûte, il chante carrément les paroles de la chanson !
Après cette mise en bouche, la température monte pour ne plus redescendre. J'ai renoncé à l'idée de mettre en écoute la playlist deezer : écouter 30 secondes de chaque morceau c'est louper l'essentiel.
L'essentiel, c'est les solos ravageurs et ravagés, en souffle continu, qui rappellent à ceux qui l'auraient oublié ou ignoré que Kirk est le saxophoniste le plus extraordinaire qui ait existé, si l'on excepte, comme il le faisait lui-même, Coltrane.
J'ai, quand même trouvé ce morceau, "One nation", qui envoie du pâté, que dis-je, du foie gras, jusqu'en haut de l'Etna !
Voici ce que mes collègues du Z-Band ont déjà publié, la semaine dernière, avec cet effet notable : il y a déjà beaucoup moins de neige !
* Belette et Jazz : PJ Harvey & Bjork, Rudess & Petrucci et Marvin Pontiac
* Jazz à Paris : "Dolphy, Varese, Coltrane, Stockhausen" de Frédéric Maintenant, et "Out To Lunch" de Dolphy
* JazzOcentre : Ursus Minor, funk la neige
* Jazz Frisson : Manon, viens danser le ska !
* Jazzques : Carlos Villoslada
* Maître Chronique : Festen, une fête pour la neige
* Ptilou's blog : Benzine & Soo Bin Park
* Jazz, chroniques & coups de coeur : Cordula Hamacher
vendredi 3 décembre 2010
Magique Eric
En ce moment, je n'écoute pas de jazz. Si quelqu'un peut m'y remettre, c'est bien lui !
jeudi 21 octobre 2010
Fin de partie pour un faune de Georgie
Marion Brown, qui avait participé à l'Ascension de Coltrane, vient de monter le rejoindre.
C'était un grand bonhomme.
Qu'il se tape un éternel boeuf avec J.C !
On se consolera en réécoutant, entre autres merveilles, son "Afternoon of a Georgia Faun" (1969), que je n'ai malheureusement pas trouvé en video.
Celle-ci est beaucoup plus... mainstream, mais allez ! Elle fera l'affaire.
C'était un grand bonhomme.
Qu'il se tape un éternel boeuf avec J.C !
On se consolera en réécoutant, entre autres merveilles, son "Afternoon of a Georgia Faun" (1969), que je n'ai malheureusement pas trouvé en video.
Celle-ci est beaucoup plus... mainstream, mais allez ! Elle fera l'affaire.
dimanche 19 septembre 2010
Big Band, Big Bang !

C'est l'automne, les feuilles tombent, les jours raccourcissent, et... le Z-Band publie. Sujet : les Big Bands.
J'ai choisi, quant à moi d'évoquer un artiste qui n'a pas beaucoup fréquenté les Big Bands, étant par nature solitaire et renfermé : Monk.
Qui voudrait déguster Monk en Big Band doit se méfier. En effet, si vous achetez sans bien regarder l'étiquette, vous pouvez aussi bien tomber sur du jazz 100% Monk, que sur de l'Oliver Nelson avec quelques pépites de Monk éparpillées de ci de là.
Je m'explique :
Comme chacun sait, Monk n'est pas mort d'un coup, comme le commun des mortels. Il a connu, entre 1967 et 1977, une période d'effacement, laissant son ombre se faire trimballer d'enregistrements en concerts plus ou moins foireux, manipulé par des producteurs, et même des confrères comme Dizzy Gillespie, utilisant sa notoriété, devenue immense dans les années 60, pour se faire des pâtes encore !
A cette époque, Monk agit comme une espèce de zombie sans volonté et laisse l'orchestre massacrer sa musique sans réagir, tandis qu'il est lui-même réduit à un rôle ingrat d'accompagnateur. Et ceci, jusqu'àu degré suivant de dissolution : de 1977 à 1982, période pendant laquelle il ne reste plus que l'enveloppe charnelle de Thelonious, immobile et silencieuse.
Donc, Monk et les Big Bands : que faut-il écouter ?
Deux enregistrements en concert :
- 1959, The Thelonious Monk Orchestra at Town Hall, que voici en écoute :
Découvrez la playlist Monk Orchestra at Town Hall avec Thelonious Monk

- 1963, Big Band and Quartet in Concert

Ces deux sessions ont été arrangées par Hall Overton, en concertation avec un Thelonious alerte et en pleine possession de ses moyens. Avec 9 musiciens, en plus de Monk, et non des moindres. Il est à noter la participation de Steve Lacy, en 1963, mais il ne prend, malheureusement pas, de solo.
Ces deux enregistrements sont de pures merveilles. Rien d'autre que Monk à la puissance dix, une véritable explosion, un summum absolu.
Quand au disque de 1968, Monk's Blues, on peut difficilement le qualifier de dernier enregistrement de Monk. Il n'était déjà plus là. Tout au plus peut-on le considérer comme un album d'Oliver Nelson, que l'on aurait pu intituler "The Oliver Nelson's Orchestra Plays The Music of Thelonious Monk", en ajoutant "Featuring the shadow of Thelonious himself".Faut-il en conclure qu'il est à jeter ?
Certainement pas, il reste très agréable à écouter. Mais il faut se garder de le comparer aux deux autres albums de Monk en Big Band, et si Columbia avait eu la moindre décence, ils n'auraient pas regroupé dans un même double album, à la pochette pourtant si fabuleuse (voir image d'introduction), un disque de grand chocolat à 85% de cacao et un disque de nutella !
J'en ai terminé, mais n'oubliez pas d'aller jeter un oeil aux contributions à ce sujet de mes camarades du Z-Band :
Carine Bonnefoy sur Cool de Source
G9 Gipfel Berlin sur Jazz à Berlin
Xtet / Bruno Reigner sur Jazz O Centre
P.O.M. (putain d’orchestre modulaire) sur Z et le Jazz
le MegaOctet d'Andy Emler sur Belette & Jazz
Fanfare du Belgistan / Le Spoumj / le Surnatural Orchestra sur Jazz à Paris
DJBigBand-AkaMoon sur Jazzques
dimanche 5 septembre 2010
Hannibal, le cas m'emballe !
Marvin "Hannibal" Peterson est un artiste méconnu.
Comme instrumentiste (trompette), il a joué avec Roland Kirk, avec Elvin Jones, Pharoah Sanders, et autres pointures. Comme créateur, il est assez proche de Don Cherry, en plus "orchestral".
Si vous avez l'occasion de croiser l'un de ses disques, je pense qu'il vaut le détour.
Voici quelques extraits de son premier album, "Children of the fire" en 73 :
Comme instrumentiste (trompette), il a joué avec Roland Kirk, avec Elvin Jones, Pharoah Sanders, et autres pointures. Comme créateur, il est assez proche de Don Cherry, en plus "orchestral".
Si vous avez l'occasion de croiser l'un de ses disques, je pense qu'il vaut le détour.
Voici quelques extraits de son premier album, "Children of the fire" en 73 :
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